Certains départements s’en sortent financièrement assez bien. Peut-être que ceux-là ont  su préserver un tissu industriel qui alimente ses revenus et préserve le département de ces dépenses sociales que, finalement, l’on reproche aux bénéficiaires. On monte ces infortunés sans-emploi contre ceux qui travaillent, sans avoir rien fait pour réduire le chômage.

En cause, la décentralisation du RSA n’a jamais été refusée.

Notre président nous explique que le budget 2019 ne sera pas tenable et l’oblige à des coupes budgétaires. Certes, il dénonce un certain désengagement de l’Etat.

 Le conseil départemental a-t-il réellement tout fait pour éviter cela ? Pour l’Aisne, on nous explique ce problème sous-jacent, et que, depuis bien longtemps il se faisait ressentir.

Alors ! Pourquoi avoir fermé les yeux ! Le président avait-il tiré le signal d’alarme ?

Le département : a-t-il  réduit ses subventions, alors qu’il a soutenu des projets hors de tout bon sens !

Le président l’admet lui-même, il y a longtemps que des économies auraient dû être faites.

Le président cible avec effroi le préfet et sa possible prise de tutelle sur le budget départemental ; mais c’est en accord avec l’Etat que les décisions ont été prises depuis longtemps, pour des permis de construire et des dossiers les plus importants et les plus onéreux à financer.

Le tissu associatif sacrifié représente une économie de bout de chandelle. Mais aussi, la première économie, considérée comme n'étant « qu’une intervention  facultative ». Alors pourquoi ne pas avoir écouté la dénonciation que je faisais pour une dépense de loisir également optionnelle,  une piscine de plusieurs millions.

Personne n’a voulu entendre, ni voulu écouter le bon sens.

« On le savait », la situation économique de notre région n’était pas favorable aux dépenses inutiles.

Mais par insouciance pour les uns, par culture politique pour d’autres, tous ont refusé de voir et comprendre. Etre le seul élu à dénoncer les erreurs d’investissement, ne donne pas l’écoute nécessaire à la raison.

Bien évidemment, les associations  doivent faire les frais de la dissimulation de la situation financière et qui a pour résultat d’entraver l’avenir et de gréver le développement de notre région, qu’il soit économique ou culturel.

D. Colpin