M. Babski, Sous-préfet nouvellement en poste à Vervins, a effectué une première sortie symbolique, sur l’invitation du Maire de Tupigny, Jean-Luc Egret, en tant que « Président de l’Union des Maires du canton de Wassigny » ; Or il se trouve que cette démarche ne correspond pas à la situation voulue par l’Etat : le « canton de Wassigny » est officiellement supprimé.

Redécoupage de 2015

Le canton est disparu lors des élections départementales de mars 2015. L'ensemble des communes du canton est regroupée avec le canton voisin de Guise.

Ce nouveau découpage territorial de l'Aisne est entré en vigueur en mars 2015, défini par le décret, en application des lois du 17 mai 2013. Le canton de Wassigny ne fait pas partie des cantons conservés du département.

Si le Maire de Tupigny peut se faire l’apôtre, à titre informel de l’ex-canton de Wassigny, il ne peut plus être officialisé par tous les représentants de l’Etat présents.

Absences des maires de l’ensemble du canton de Guise

Car cela aboutit à une sélection: le Maire de Tupigny n’a reçu que les Maires et anciens Maires du canton de Wassigny, évinçant les élus de l’ensemble du canton de Guise qui, à mon exemple, ne pouvaient être présents. Qui n’est pas dans le respect de la démocratie et de l’égalité envers la pluralité des élus dans cette circonstance.

Le canton de Wassigny ne peut parler au nom du canton de Guise.

Les intervenants n’ont soulevé aucun problème, et, semble-t’il, aucune demande n’a été faite au représentant de l’Etat. Alors que l’on voit le refus d’accepter le redécoupage du canton, affirmer en même temps qu’il n’y a « aucun problème » à soulever est pour le moins inconcevable.

Ainsi le Sous-préfet n’a pas parlé des sujets relevant de ses fonctions : collectivités territoriales, fusion, réforme,  réélections dans plusieurs communes, ...

La méthode Coué : tout va bien

Le Député Jean-Louis Bricout certifie que la fusion entre les 2 communautés de communes d’Aumale et de Guise ne leur pose aucun problème : ils « ont l’habitude de travailler ensemble » !!!

Il fait donc abstraction des refus de fusion pris depuis ces dernières années : la Communauté d’Aumale a refusé, par vote ! en 2006, d’entériner la fusion pourtant certifiée par M. Cuvelier, à l’époque Maire de Guise.

Cette fusion a été refusée par des membres du conseil communautaire de Guise, passant outre l’avis d’une juridiction officielle, la Chambre R. des Comptes, pour la construction de la piscine.

Suite de ma candidature comme député.

Ma conception est qu’un député n’est pas élu pour faire de la figuration ….

Sa fonction essentielle est de participer à l'élaboration de la loi et il doit être aussi un porte-parole actif de sa circonscription.

Les acteurs de la gestion de notre région doivent défendre nos intérêts.

Que l’Etat décide d’une fusion est une chose, ne pas la contester est de la responsabilité des acteurs politiques. Chacun doit prendre ses responsabilités et ne pas abuser les habitants.

Or, ils donnent l’illusion aux habitants de la continuité du canton de Wassigny, ce qui est une véritable hypocrisie.

 

Le déracinement des habitants ruraux.

Le département de l’Aisne ne compte plus que 805 communes: déjà plusieurs communes rurales disparues.

Or, les communautés de communes ont déjà été créées pour le regroupement des communes et « économiser » par mutualisation des moyens. C’est une grande consommatrice de dotations, de subventions, de revenus d’impositions de particuliers et d’entreprises au détriment des ressources communales. Et on nous affirme que cela ne suffit pas !

Alors l’Etat décide de réduire les ressources des petites communes, leur supprime les subventions, pour les pousser à se regrouper.

Les acteurs défenseurs de nos intérêts font abstraction de ces problèmes auprès des habitants.

Seul le Conseiller Départemental du canton de Guise, Armand Pollet, le constate, il «comprend l’inquiétude des maires » ! Comprenne qui pourra !!!

La réception dans la salle communale de Vénérolles

Bien que la visite préfectorale se soit déroulée en période électorale dans la commune de Vénérolles, le représentant de l’Etat n’a pas soulevé les problèmes d’une réélection suite aux démissions de la moitié d’un conseil municipal. Comme dans de nombreuses autres communes.

Didier COLPIN